COVID-19

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Covid et accélération numérique

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Transformation numérique, dématérialisation, IA, … rien de vraiment nouveau en somme. Sauf que la pandémie a mis un sérieux coup d’accélérateur à ces tendances qui allaient déjà bon train.
L’un des exemples les plus visibles est celui du télétravail. Rien de nouveau non plus, mais cette option était réservée à quelques privilégiés. Aujourd’hui, elle s’est banalisée au sein de la corporation des cadres, en sollicitant toutes les infrastructures numériques (réseaux, fournisseurs d’accès, serveurs, logiciels de communication et de sécurité, etc.) en plein essor. C’est la partie cachée, à laquelle un nombre croissant d’activités, aussi bien professionnelles que personnelles, ne serait-ce que pour les communications, dépendent.

L’autre exemple est celui des services publics. Il devient de plus en plus difficile de rencontrer une personne dans une administration. La plupart des démarches (vente de véhicule, déclaration de revenus, etc.) doivent se faire, à quelques exceptions près, en ligne.

Les secteurs de la culture et des déplacements sont également très impactés. Ce dernier repartira certainement progressivement aussitôt les restrictions levées, avec, espérons-le, une meilleure prise de conscience sur un déplacement en avion pour du loisir et plus généralement, des déplacements plus éco-responsables (marche à pied, vélo électrique, tourisme régional-national, etc.). Le sort de la culture, exception faite pour la littérature, est en revanche très compromis. La consommation de services en ligne (séries Netflix, musique diffusée de manière continue à partir de listes générées automatiquement, etc.) s’est elle-aussi, banalisée. Le sport n’est pas en reste. On pratique à la maison, en regardant un coach en ligne ou une vidéo YouTube ou de plus en plus souvent, avec une application.

  • Accélération numérique

    Métropoles numériques

  • Circuits courts

    Circuits courts

  • Initiatives locales

    Transformation des espaces


Plus généralement, le simple plaisir d’une rencontre, d’une conversation, essence même des rapports entre humain s’est évaporé. Bon nombre préfère désormais passer commande avec une machine, faire ses achats en ligne, communiquer avec son smartphone …

Dans les métropoles, ce phénomène va certainement se pérenniser voire s’accentuer tandis que la tendance inverse peut se développer en province, grâce aux circuits courts favorisant les échanges réels et solidaires, autant que les initiatives locales (échanges de services, trocs, transformations des petits commerces/restaurants en difficulté en ateliers/vitrines d’artisans/producteurs locaux).

Covid et Darwinisme

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La crise du Covid s’est brutalement superposée à la crise économique-sociale-culturelle préexistante, mais pas pour tout le monde. Les inégalités ont été non seulement révélées, mais très fortement accentuées qui plus est, comme nous avons pu l’entendre avec l’illustration de la lettre K.

Toute crise (financière, guerre, sanitaire, environnementale, etc.) a bouleversé les choses prétendument établies et se sont souvent traduites par des avancées technologiques déterminantes pour l’humanité.

Si le regard et l’analyse du passé est essentiel pour mieux anticiper l’avenir, un nouvel acteur déterminant s’est imposé ces dernières décennies, qui rend les prévisions de plus en plus incertaines. Il s’agit bien entendu du numérique.
En, cette fin d’année 2020, certaines tendances se dessinent néanmoins en affinant quelque peu la lettre K en la remplaçant par la lettre X afin d’obtenir quatre grands axes sectoriels :

  1. Le numérique : le grand gagnant.
  2. Les services dématérialisés (grandes entreprises, administrations).
  3. Les services à interactions sociales : le grand perdant.
  4. Le reste, qui comprend quelques gagnants comme la grande distribution commerciale au détriment des petits commerces et de nombreux perdants (déplacements, restauration, culture et loisirs vivants).

Le numérique

Tout était déjà prêt. Les GAFA ont en effet profité de la crise des subprimes en 2008 pour lancer l’IA (Intelligence artificielle) sans attirer la moindre attention. Autrement dit, ils étaient capables d’étendre et d’imposer quasiment la dématérialisation par des services quasiment invisibles, intégrés notamment dans les smartphones récents. Une véritable manne !

C’est malheureusement irréversible ! Le débat suscité par la 5G est vain. Le numérique ne cesse de faire des conquêtes dans tous les domaines, notamment dans le médical. Le seul choix réellement possible reste celui du des services souscrits, qui devrait se faire en toutes connaissances de causes en fonction de l’intérêt du service.

Les services dématérialisés

C’est également le numérique qui permet aujourd’hui de faire du télétravail, qui impacte directement le deuxième secteur.

Au début du 20ème siècle, à l’aube de l’ère industrielle, les conditions de vie sont difficiles, mais les ouvriers vivent sur leur lieu de travail. La vie de famille est encore une réalité. Avec la révolution industrielle des années 30, les usines attirent la main d’œuvre. Les familles sont séparées géographiquement. La partie administrative (gestion, logistique, etc.) suit le mouvement. Internet accélère ensuite les choses, à tel point que la mobilité devient banale (faire un aller-retour dans la même journée en avion pour participer à une réunion de 2H00 devient normal pour un cadre). Bien que le télétravail soit devenu possible depuis le début des années 2000 avec l’arrivée de l’ADSL, les habitudes de déplacement, ne changent guère. Le temps perdu (10h00 hebdomadaires pour un « banlieusard » de la région parisienne) est tout simplement accepté voire occulté.

Survient la crise du covid : la solution s’impose pour tous ceux qui le peuvent (idem pour le système scolaire). Les nombreuses réticences typiques de la hiérarchie des entreprises française commencent à s’assouplir, notamment lorsque la deuxième vague est annoncée officiellement début novembre.

La crise force donc les choix mais ceux qui ont anticipé sont les gagnants. Chez les GAFA, c’est la fête. Chez Microsoft par exemple, les salariés sont autorisés à télétravailler de manière permanente. La productivité est encore améliorée (plus de perte de temps dans les transports, disponibilité sans contraintes horaires, etc.). Dans d’autres secteurs, l’adaptation aux changements est plus difficile, trop souvent en raison des réticences de la hiérarchie. Ce sont les perdants en devenir dans les secteurs concurrentiels.

Repère : Le CA 2020 d’Amazon dépasse les 1000 Milliards, soit plus de deux fois le PIB de la Belgique :

L’année folle du géant mondial du commerce

L’immobilier

Autre grand gagnant de la crise Covid, le secteur de l’immobilier explose. Le mouvement de convergence vers les métropoles s’est inversé. On cherche à s’installer en province où les prix sont sans commune mesure, aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises. Parmi ces dernières, nombreuses sont celles qui libèrent leurs bureaux, notamment dans le cas des open spaces. Le phénomène en renforcé à Paris avec les mesures prises par Madame Hidalgo qui rend l’accès à la capitale de plus en plus difficile. Les heureux Parisiens qui resteront doivent donc s’attendre à en payer le prix, d’autant qu’il ne faut pas oublier la préparation des jeux olympiques, avec ses multiples chantiers plus ou moins ralentis par la crise.

Bon nombre de cadres restent ainsi pleinement opérationnels en télétravail et n’hésitent pas à franchir le pas de s’installer dans des régions éloignées des métropoles afin de gagner en qualité de vie, allant parfois jusqu’à se reconvertir vers des métiers ayant du sens, quitte à perdre en rémunération.

Cette migration interne peut donc s’avérer positive pour les régions, tandis que les métropoles, Paris en tête de liste pourraient bien se transformer en villes musées.

Les secteurs liés aux déplacement

C’est l’un des secteurs les plus impactés, qui comprend aussi bien l’aviation que l’automobile en faveur des moyens de déplacements courts (vélo, trottinettes, etc.). Même en cas de reprise, les déplacements devront être repensés, avec beaucoup moins de déplacements professionnels. Les déplacements à l’étranger seront également considérablement réduits, en faveur des des régions et des provinces qui en ont bien besoin. Les ramifications de ce secteur étant multiples, il doit aussi prendre en compte l’impact écologique du tourisme de masse (Venise illustre parfaitement le problème).

Les secteurs liés aux interactions sociales

Et voici maintenant les grands perdants. Innombrables. Est-ce que ceux qui ont résisté à la première vague, malgré les aides (les Mds d’€ tombent du ciel alors que l’endettement de l’état est euphémisme), pourront résister à la deuxième ? Rien n’est moins sûr. Quelques-uns, les plus agiles, sauront s’adapter, mais la plupart rejoindront le rang des Gilets jaunes, dont la couleur pourrait tourner au rouge si la crise sanitaire et économique se transforme en crise sociale.

Le reste

Voici la zone obscure de la crise. Celle qui passe sous les radars des statiques officielles. La précarité, combinée au problème d’immigration sans aucune intégration n’est pas nouvelle. La crise sanitaire vient enfoncer le clou. Les petites structures (commerçants, artisans, indépendants) où se logent l’essentiel des forces économique actives se voient contraintes de réduire, voire de stopper leur activité.

Une nouvelle classe, pressentie par Christophe Guilluy dans son ouvrage “La France périphérique” est ainsi en train de se former : celle qui ne croit plus à la politique. Celle du terrain. Celle du peuple qui n’écoute plus les discours, encore moins s’ils sont prononcés par des “experts”.

Repère :

Taux de PME-TPE en 2020

Taux de chômage fin 2020

Taux d’immigration officiel

Conclusion

La crise de Covid bouleverse tous les secteurs d’activités autant que nos habitudes sociales. Comme dans toute crise, il y a ceux qui sont du bon côté, notamment dans les domaines liés au numérique. De l’autre, beaucoup plus nombreux seront ceux qui ne pourront pas s’adapter …

Quelles sont les marges de manœuvre économiques ?

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Article publié le 14 mai 2020, mis à jour le 10 juin

Malgré l’alignement favorable de planètes du quinquennat Hollande (dévaluation de l’euro favorisant notamment le tourisme en provenance des USA, baisse historique du prix du baril de pétrole et taux d’emprunt, lui aussi, historiquement bas), la France n’a pas su réduire ses dépenses, bien au contraire !

Quelques rappels

En 2019, les dépenses publiques (Social + Régalien) représentent 57% du PIB (contre 44 en Allemagne), soit 280 Mds de trop, avec 8,7 % de chômage.

La seule mesure du CICE lancée en 2013, à coûté 100 Mds pour un résultat de 130 000 emplois créés. Pour les entreprises, les règles qui permettaient d’en bénéficier peuvent se résumer très simplement : tout était en effet possible, sauf d’augmenter les dividendes et le salaire des dirigeants. Dans la réalité, le salaire des cadres des entreprises qui en ont bénéficié a augmenté de 10%. Qui plus est, les fonds accordés au CIR (Crédit d’Impôt pour la Recherche) sont versés sans le moindre regard sur leur utilisation.

Résultat : la France prend place sur le podium du classement mondial de la fiscalité. Seuls le Danemark et la Finlande atteignent un niveau comparable, mais avec un service public et social dont les habitants sont satisfaits. C’est là où le bât blesse : malgré une fiscalité record, les services publics se dégradent au fil des années qui passent : “l’exception Française” dans toute sa splendeur !

Aperçu du rapport 2020 de la cour des comptes …

La situation en mai 2020

Rumeurs ? Propos pessimistes ? Voici un exemple concret de la réalité :

Le montant des fraudes aux prestations sociales explose !

Soit 45 Mds de fraudes sur 450 Mds de prestations sociales versées par an !

Jusqu’où pourrons-nous continuer ?

C’est dans ce contexte de gestion catastrophique du système de prestations sociales que survient la crise du covid, juste après un an de crise sociale. Mais … à bras cadabra … on débloque 115 Mds !!!

D’où viennent tous ces milliards ?

Ces mesures permettront bien entendu de palier à un certain nombre de situations, mais pas pour tout le monde d’une part (les faillites s’enchaînent) et avec l’effet de l’argent magique qui tombe du ciel d’autre part. La courbe du chômage n’est pas prête de s’inverser, avec des services publics exsangues. L’alignement des planètes a tourné !

De plus, si les experts s’accordent sur le fait qu’il faudra rembourser ces emprunts tôt ou tard, la recherche des moyens n’est pas à l’ordre du jour. La stratégie qui semble se profiler ressemble plus à celle de nouvelles manières d’augmenter les impôts, autrement dit de poursuivre la fuite en avant. Pourtant l’endettement sans limite rend cette hypothèse de plus en plus incertaine, même si le remboursement s’étale sur plusieurs générations, avec un taux qui reste très bas …

Pour l’heure, il est beaucoup plus probable que les précarités révélées par les Gilets jaunes en 2019 reprennent … avec encore plus d’ampleur. Notamment avec des petits entrepreneurs, des agriculteurs, des soignants, sans parler des forces de l’ordre et de tous ceux qui n’auront pas retrouvé d’emploi en septembre… Alors que faire ?

Vers un revenu universel ?

Cette situation résulte des choix économiques et politiques qui ont été faits depuis plusieurs décennies. Nombreux sont les lanceurs d’alertes et les signaux ne manquent pas. Mais encore faut-il avoir le courage de les regarder, de les entendre. Autre paradoxe : les réformes pourtant n’ont pas manqué. Mais avec l’art parfaitement maîtrisé de modifier la forme sans trop remuer le fond. En attendant, est-ce vraiment raisonnable de continuer ainsi à nous endetter sans fin, avec qui plus est, des nouvelles technologies qui font disparaître, quoi qu’on en dise, plus de métiers qu’elles n’en créent ?

La dette publique en France actualisée en temps réel

L’exception Française est en fait devenue un véritable cercle vicieux qui va de pair avec une réglementation qui ne cesse de s’épaissir, à tel point de devenir dissuasive dans la création et le développement des entreprises …

Il existe encore malgré tout des fonds (voir le lien ci-dessous), mais sous perfusion d’emprunts tant que les créanciers auront confiance en la capacité de l’état Français à prélever des impôts : ça sent la gaz !

Coût des aides sociales en France

Alors, ne serait-il pas temps d’envisager la mise en place d’un Revenu Universel ? Cette solution, sous condition d’un revenu maximal par exemple, devrait en effet pouvoir remplacer progressivement l’ensemble des aides sociales actuelles, avec une réévaluation du SMIC, indispensable pour endiguer le système d’assistanat difficile à reconnaître, mais très largement accepté d’une part et générateur d’une multitude d’activités parallèles qui prolifèrent d’autre part. Elle aurait de plus l’avantage d’une gestion simplifiée permettant l’organisation de contrôles réguliers afin de vérifier si les conditions de perception sont réellement respectées.

En résumé : le besoin, la nécessité, l’urgence d’une gestion simple, claire, plus équitable, mieux répartie, de façon à rétablir un système social digne de ce nom tout en réduisant la fiscalité afin d’inciter et de favoriser l’entreprise dans un pays qui regorge d’atouts trop souvent exploités et développés ailleurs

Saurons-nous saisir les opportunités ?

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La crise du covid-19 a révélé de nombreuses failles, aussi bien dans les lourdeurs administratives de nos institutions, notre dépendance vis à vis de ressources essentielles, etc.

En ce début de dé-confinement, ces failles ne pourront que s’amplifier avec une crise économique déjà engagée, si l’analyse de ces failles se résume à des querelles politiciennes qui ne manqueront pas de resurgir. Avec l’horizon 2022, c’est inévitable puisqu’elles ne manqueront pas d’alimenter copieusement l’argumentation des oppositions diverses. Le refrain est archi connu, toujours promu par la quête du pouvoir avec des listes de promesses aussi alléchantes qu’inappliquées ensuite …

Pourtant, de nombreuses initiatives ont émergé avec bon sens et pragmatisme afin de gérer concrètement les situations sur le terrain. Nombreuses également sont celles qui ont été saluées en reconnaissant qu’elles mériteraient de perdurer.

Alors, n’est-ce pas une occasion unique qui se présente pour prendre un peu de recul, afin de fixer un cap permettant d’envisager l’avenir avec espoir, plutôt que de reprendre la sempiternelle course en avant ? Auquel cas, qu’elle qu’en soit la nature : politique, économique, sanitaire ou sociale car tout est lié, la prochaine crise ne saurait se faire attendre …

L’Intelligence Artificielle peut être mise à contribution dans de nombreux domaines, mais elle doit faire l’objet d’explications et de concertations car elle peut vite dériver (c’est déjà le cas) sur la compromission de nombreuses libertés en l’absence d’un minimum d’éthique. Il existe pourtant de très nombreuses pistes qui s’offrent à nous, en commençant par celles qui se sont quasiment imposées :

  • Le télétravail étant donné les limitations déplacements

  • La remise en état du système sanitaire

  • La revalorisation des métiers essentiels

Le télétravail

Cette façon de travailler existe de puis le début des années 2000, avec l’arrivée des connexions rapides ADSL. Elle est parfaitement adaptée aux métiers reposant sur l’utilisation intensive d’un ordinateur de manière sédentaire. Pourtant, peu d’entreprises on fait ce choix, le plus souvent en raison de décideurs hiérarchiques au profil “petit chef” qui se sent menacé de perte d’autorité, avec les arguments de type : manque de contrôle, temps de travail invisible, risque d’isolement, etc. La réalité de cette solution est pourtant à l’opposé et va même bien plus loin. Il en effet très facile de voir si un utilisateur est efficace si on raisonne en objectifs et non pas en temps de présence. Est-on vraiment productif dans les transports ?

Le temps de trajet moyen augmente régulièrement

De même, l’argument de l’isolement est tout aussi infondé car les outils de réunion en lignes autorisent aujourd’hui une véritable productivité d’une part et que cela n’empêche absolument pas de prévoir des temps de présence lorsque c’est nécessaire. De plus, il n’est pas rare que des employés situés dans un même couloir communiquent uniquement par e-mail ou par téléphone. Autre argument non négligeable en faveur du télétravail : un potentiel significatif de gain de coûts de loyer, avec des espaces plus petits mais mieux aménagés.

Les horaires

Lorsque la présence en entreprise est nécessaire, est-il vraiment utile de planifier toutes les arrivées entre 8 et 9H00 le matin et les départs autour de 17h30 le soir ? Il ne s’agit pas d’organiser des roulements déjà en place dans nombreux secteurs d’activités industriels, ni même de généraliser le système de pointeuse déjà présent lui aussi depuis longtemps dans la plupart des grandes entreprises, mais de laisser plus de souplesse dans les horaires afin d’étaler les flux de déplacements dans la journée. La démarche est similaire : il s’agit de raisonner avec des objectifs dans les tâches à accomplir et non pas en temps de présence dans une plage horaire fixée.

Nos habitudes de consommation

En dehors de la consommation d’alcool et de tabac qui est soumis à quelques réglementations, elles ne peuvent pas être dictées par le gouvernement dont l’économie en dépend, avec toutes les taxes associées, notamment sur le carburant. Or, il se trouve que cette période de confinement a été l’occasion de réaliser que beaucoup de choses essentielles, avec de véritables relations humaines, peuvent être réalisées avec un peu de temps, que beaucoup d’endroits en France sont magnifiques, etc. Alors, avec ce laps de temps propice à la prise de recul et à la réflexion, quelques questions méritent d’être posées. Par exemple, est-il encore raisonnable de :

  • Prendre l’avion pour un Week-end ?
  • De prendre l’option de livraison en 24H00 chez Amazon ?
  • D’acheter systématiquement le dernier iPhone ?
  • De consommer des fruits et légumes hors saison toute l’année ?
  • De consommer des boissons conditionnées dans des bouteilles en plastique ? Une tasse laissée au bureau permet par exemple d’éviter les gobelets en plastique pour la café.
  • Sans même parler de devenir Vegan, de manger de la viande rouge tous les jours ? Il n’est pourtant pas très difficile de réduire progressivement ce type de consommation, en la remplaçant avec de la viande de volaille de bonne qualité et des quantités de plus en plus petites …
  • De penser recyclage plutôt que jetable ?

Plus basiquement encore : est-ce raisonnable de :

  • Sans même parler de Vegan, de manger de la viande rouge tous les jours ?
  • D’accélérer d’un feu rouge à un autre ?
  • De s’engager dans un carrefour en cas de bouchon quelques mètres plus loin, si on bloque les voies transverses ?

Privilégier les circuits courts

Toujours en raison des limitations de déplacements qui se sont imposées, nombreux sont ceux qui ont découvert les produits frais d’excellente qualité proposés par les petits producteurs, toujours prêts à répondre aux attentes malgré les contraintes. En métropole, c’est bien entendu plus difficile à réaliser, mais les circuits d’approvisionnement peuvent se raccourcir si la demande de ces produits s’exprime suffisamment, d’autant que la suppression des intermédiaires permet d’améliorer la rémunération des producteurs, sans nécessairement impacter le coût d’achat.
Dans le même esprit, de nombreux pays ont commencé à créer des monnaies locales, parallèles aux monnaies officielles, afin de privilégier et favoriser les échanges commerciaux locaux, avec des frais de gestion réduits.

Revaloriser les métiers essentiels, notamment l’artisanat

Le sujet est vaste, tellement vaste puisqu’il prend ses racines dans l’éducation nationale. Force est de constater que la plupart des réformes, quel que soit le gouvernement en place, se font sur la forme et non pas sur le fond. Ne faudrait-il pas, pour commencer, repartir des fondamentaux, avec le pragmatisme du terrain, inconcevable par nos gouvernants, en développement les marchés, de taille réduite mais plus fréquents, non seulement alimentaires afin de mettre en valeur les agriculteurs et les petits producteurs, mais aussi les artisans par domaines tels que l’habitat notamment avec les solutions d’isolation et de sources d’énergies mieux contrôlées, l’ameublement, la cosmétique à base de produits naturels, etc. Il existe déjà de nombreux de salons-expositions sur ces thèmes en périphérie des métropoles, mais dont la taille et l’accès ne favorise guère la découverte de tous les exposants et encore moins de leur travail.

En résumé : vivre mieux avec moins, penser qualité et non pas quantité, retrouver le temps de faire les choses réelles, …

Signe de déclin de notre civilisation ?

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Parmi les premières toutes premières mesures imposées par le confinement en mars, il est interdit de rendre visite aux personnes âgées dans les EPHAD. Inutile de rappeler les faits, si ce n’est que la grippe asiatique (dite H2N2) fait environ 4 millions de morts en 1956 suivie par celle de Hong-Kong qui en fait 2 millions en 1968-1970, stoppées sans aucune mesure de confinement.

Pour situer cette mesure, rappelons également que début Mai, la pandémie covid-19 fait un peu moins de 250 000 morts dans le monde, dont plus de 9000 dans les EPAHD en France.

Dès l’apparition des grandes civilisations, les rituels d’accompagnement des anciens dans l’autre monde ont toujours été respecté. Pourtant, que ce soit chez les intellectuels toujours en quête de commentaires en faveur du bien commun ou chez les Gaulois réfractaires (hormis quelques esprits libres mais quasiment occultés des médias), aucune réaction !

Un bâtiment du marché de Rungis transformé en morgue.

Le personnel soignant est applaudi tous les soirs, les commerçants remerciés de leur service en prenant eux-mêmes les initiatives de protection en fonction de leur bon sens et de leurs moyen, tandis que l’interdiction de rendre visite à nos aînés est passée sous silence …

Signe d’indifférence ? de résignation ? de peur/occultation de la mort à une époque qui pensait que la science pouvait s’en affranchir ?

Comment en est-on arrivé là ?

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Les mesures prises pour faire face à la crise du coronavirus en France révèlent quelques lourdeurs administratives. Fin 2019, la France est pourtant sur de nombreux podiums : l’un des meilleurs système social, éducatif, culturel … du monde ! Par conséquent, quoi de plus normal qu’elle soit aussi sur les premières marches du podium de la fiscalité ?

Cette crise inattendue brise brutalement les apparences et ramène à la réalité : celle de la désindustrialisation et de l’augmentation ininterrompue de la dépense publique depuis 1981. Rappelons en effet que Mitterand a augmenté le nombre de fonctionnaires de 500 000 pour réduire le chômage, inspirant Chirac quelques années plus tard, qui poussera le score à 800 000 !

Augmentation du nombre de fonctionnaires depuis Mitterand

C’est tout le paradoxe : “l’exception Française” dit-on généralement. Avec ce modèle social pharamineux, les français ne sont pas heureux. Au lieu de développer le potentiel du pays qui n’en manque pas, ce modèle incite plutôt à la prudence plutôt qu’à l’innovation, généralement développée ailleurs.

Exemple de paradoxe

Le phénomène se poursuit …

Toujours plus de fonctionnaires …

… jusqu’à ce qu’il devienne de moins en moins supportable comme l’a montré le mouvement des Gilets jaunes qui tentent de se faire entendre, avec toutes les maladresses de simples citoyens cherchant à exprimer leur désespoir en dehors de toute institution …

Mais pas seulement :

Des centaines de territoires perdus …

Ce paradoxe unique peut donc se résumer par un déni de réalité qui a plongé la France dans cette crise qui devrait obliger à la concertation, avec un choix clairement énoncé par Pierre-Yves Scheer dans cet article : celui de la poursuite inexorable de ce déni sous couvert de discours idéologiques ou à une prise de conscience salutaire permettant de fixer un cap suivi de prises de décisions … Mais y-a-il encore un pilote dans l’avion ?

Comment en est-on arrivé là ?

Décrochages en perspectives ?

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On entend parler des décrochages scolaires, qui vont inévitablement s’accentuer, mais qu’en est-il du nombre de faillites qui ne cesse de croître ?

Mais cette crise survient après une année de tourmente avec le mouvement des Gilets jaunes, dont les causes ont été étouffées alors qu’elles subsistent, sans parler de la réforme des Retraites …

Alors, ne faut-il pas craindre en regain de mouvements encore plus intense au mois de mai ?

Le mouvement social s’organise …

Décrochages scolaires

Suite au mouvement des Gilets jaunes à peine éteint, qu’adviendra-t-il de tous ceux qui arrivaient à s’en sortir avant le confinement : cafés, restaurants, petit commerces, lieux culturels, artisans, artistes, … ?


Nouveaux mouvements sociaux en perspective ?

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Perle des Fake News

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La perle des Fake News !!!

Petit rappel : Bill Gates co-fondateur de Microsoft (cinquième lettre des GAFAM), l’une des plus grosses fortunes du monde avec Jeff Bezos (fondateur d’Amazon) est également visionnaire et philanthrope. Il crée, avec son épouse Melinda une fondation afin de mener différentes actions sanitaires dans le monde. Il participe par exemple à l’éradication de la polio en 2007-2008. Pour son côté visionnaire, il prévient en 2005 que le monde ferait mieux d’investir dans des mesures de lutte contre un virus pandémique que dans l’armement nucléaire et militaire. Il est applaudit puis oublié …

La Fake News la plus répandue, donc relayée des millions de fois sur les réseaux sociaux accuse Bill Gates d’avoir créé le coronavirus afin de pouvoir fabriquer et vendre les vaccins !

Cette Fake News suppose ainsi qu’un lanceur d’alerte dois figurer en tête de liste en cas d’incendie. En admettant que nous ayons affaire à un pyromane, encore faut-il un mobile. Or, en l’occurrence, il va de soi qu’il aurait sérieusement besoin d’argent 🙂

Bill Gates, cible numéro 1 des fake news sur le coronavirus ?

Comment éviter les Fake News sur le Covid-19 ?